Un Français talentueux au sein de l'équipe tchéco-italienne : « Je commence à croire que j'ai ce qu'il faut »
Simon Vuillet a franchi une nouvelle étape vers l'élite mondiale. Quels ont été les moments clés de sa meilleure saison ? Que fait-il pendant son temps libre ? Et est-il satisfait de son équipe professionnelle ?
Simon Vuillet n'est peut-être pas encore un nom que vous trouverez en tête de résultats de la Ski Classics. Cependant, le jeune Français, représentant l'équipe professionnelle tchéco-italienne Slavia Pojišťovna Robinson Trentino, a réalisé des progrès significatifs lors de la saison XVII (2025/2026). Il s'est hissé pour la première fois dans le top 10 au Bad Gastein Criterium, s'est régulièrement classé autour de la 15e place lors des dernières courses et a décroché la troisième place du classement du meilleur jeune. Ces résultats impressionnants sont d'autant plus remarquables qu'il n'est pas seulement athlète ; en dehors de l'entraînement et des compétitions, il est un étudiant assidu en génie civil.
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Une course décisive
Lorsque Simon n'est pas parvenu à suivre le rythme d'une échappée à trois lors de la Marcialonga Bodø en Norvège (où il termine 13e), il savait qu'il lui manquait encore quelque chose. Cependant, il a fait une découverte très importante : il a compris qu'il pouvait rivaliser avec les meilleurs skieurs du monde.
Cette saison a été une révélation pour le jeune Français en Ski Classics. La saison a commencé fort et s'est terminée encore plus fort, même s'il admet qu'il y a encore une marge de progression. Les événements de janvier ne se sont pas déroulés comme prévu, et Simon ne cherche pas d'excuses. Mais la dernière partie de saison ? Elle lui convenait parfaitement.
Il adore les reliefs
«La Marcialonga Bodø a été la course que j'ai le plus appréciée. Je me suis prouvé que j'en étais capable.»
Vuillet est le genre d'athlète pour qui le parcours est important. Les longues portion plates ne sont pas son point fort, mais dès que les montées apparaissent, il excelle. C'est pourquoi les dernières courses de la saison, exigeantes, vallonnées et physiquement éprouvantes, lui ont régulièrement valu des places proches des quinze premiers.
La Vasaloppet a été une autre histoire. Fin février, il a été affaibli par la maladie, sa préparation physique a été compromise et le profil du parcours, qui ne lui correspond pas – long, plat et exigeant – lui ont valu un résultat en conséquence. Le Français est honnête à ce sujet et ne cache rien.
Puis vint la Norvège. Marcialonga Bodø et Simon Vuillet en tête du peloton, échappés avec deux rivaux expérimentés : Max Novak et Torleif Syrstad. Bien que le groupe l'ait finalement rattrapé, il a tiré de cette course plus d'enseignements que de beaucoup d'autres. Il a compris qu'il avait sa place parmi les meilleurs. Et cette confiance retrouvée pourrait s'avérer cruciale pour la saison à venir.
Le dossard rose
Parmi ses performances remarquables cette saison, on note sa troisième place au classement général Youth de la Ski Classics. Avant le début de saison, Vuillet savait que les deux coureurs qui le précédaient étaient plus forts, et il l'a accepté. Son objectif était de monter sur le podium, et il y est parvenu.
Lors de plusieurs courses, il a porté le dossard rose de leader, même s'il n'était pas, sur le papier, en tête de la catégorie. Cette saison était sa dernière chez les moins de 26 ans, ce qui le motive plutôt que de le contraindre. « Cette saison dans la catégorie Youth était ma dernière. J'aborde la prochaine avec la ferme intention de montrer ce dont je suis capable. J'ai acquis beaucoup d'expérience au cours de l'année. » a-t-il déclaré à Bezky.net.
Coopération française et équipe familiale
Un atout majeur pour le jeune Français est de pouvoir compter sur un autre soutien au sein du peloton, son partenaire d'entraînement Jérémy Royer. Bien qu'ils représentent des équipes différentes et que Jérémy soit mieux placé au classement général, son importance pour Simon ne se limite pas à l'entraînement :« Dans le peloton, on essaie de s’entraider. »
Lors de la Summit to Senja, ils ont même tenté de rejoindre le groupe de tête ensemble, mais Royer était plus fort ce jour-là et Simon n'a pas pu l'aider davantage. Vuillet espère qu'ils pourront s'entraîner ensemble pendant la préparation estivale et se souvient du stage d'entraînement avec d'autres skieurs, qui avait été très bénéfique pour tous.
Ces deux athlètes sont entraînées par le même coach, Rémi Salacroup, qui entraîne également l'excellente athlète française de la même équipe, Hanna Finne.
Vuillet se sent bien dans son équipe. Il décrit l'ambiance comme excellente et l'équipe travaille efficacement, notamment à la préparation des skis. Il est également réaliste : la concurrence financière et logistique avec les plus grandes équipes est très difficile. Mais un changement ? Il n'y pense pas.
Quand il a du temps libre
Vuillet n'est pas uniquement athlète professionnel comme les meilleurs skieurs du Pro Tour. Parallèlement à la compétition, il étudie le génie civil, spécialisé en énergie, et en avril, juste après la fin de la saison, il a passé des examens. Il lui restait donc peu de temps pour le sport. Il prévoit d'obtenir son diplôme d'ici la fin de l'année prochaine.« J'ai pris quinze jours de congé, que j'ai surtout consacrés à mes études, puis j'ai repris l'entraînement doucement, juste pour le plaisir, avec du vélo et de la course à pied. Je vais bientôt commencer mon stage, il faudra donc que je trouve un équilibre entre travail et entraînement. Ça va être chargé. »
Et quels sont les passe-temps qui l'aident à se changer les idées et à se détendre ? « Pendant mon temps libre, j'aime bien bricoler, par exemple réparer mon vélo, ou me détendre au bord du lac quand il fait beau. Ça me suffit. »
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