Les cols de montagne incontournables de France – partie 3
Le relief montagneux de la France regorge de cols et d'ascensions mythiques, dont beaucoup sont devenus célèbres grâce au passage du peloton du Tour de France. Voir la partie 3.
Si vous êtes un passionné de cyclisme ou un athlète à la recherche d'un col à conquérir en ski à roulettes, la deuxième partie de notre liste des cols les plus mythiques de France vous intéressera sans doute.
Si vous prévoyez de gravir ces cols en skis à roulettes, assurez-vous d'avoir un moyen de redescendre, car les descentes peuvent être trop abruptes pour être abordées en skis à roulettes.
Col de l'Izoard (2362 m) : Les impressionnants paysages rocheux
Situé dans le massif du Queyras, ce col est bien connu des cyclistes : il accueille fréquemment une étape du Tour de France, et parfois même du Giro d'Italia.
Ce col peut être gravi de deux côtés : depuis la ville de Briançon, qui est la voie la plus facile, et depuis Guillestre, la voie la plus difficile — et surtout la plus légendaire.
Depuis Briançon et ses fortifications historiques, l'ascension est plus longue mais moins abrupte : les 19.1 kilomètres, avec une pente moyenne de 6 %, offrent déjà de magnifiques paysages sauvages et rocailleux. Après 3 kilomètres de montée, la descente s'amorce avant d'aborder des pentes entre 5 % et 8 %. Les 5 derniers kilomètres sont les plus exigeants : ils comprennent des passages à 8 % et un tronçon à 9.2 % avant d'atteindre le refuge Napoléon et de parcourir le dernier kilomètre sur une pente plus douce.
Au sud, en passant par le village de Guillestre, l'ascension est plus courte mais plus difficile. Longue de 15.9 km, elle présente une pente moyenne de 6.9 %. Les six premiers kilomètres, les plus faciles, mènent au hameau de Brunissard, où la pente se corse. Entre Brunissard et La Casse Déserte, certains passages affichent des pentes proches de 11 %, au cœur d'une magnifique forêt de conifères. S'ensuit une descente douce avant d'aborder les derniers kilomètres, souvent exposés au vent, car le paysage est entièrement dépourvu de végétation : la roche n'y règne en maître.
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Col de la Croix de Fer (2067m) : des chiffres trompeurs
Situé entre la vallée de la Romanche et la vallée de la Maurienne, ce long col de montagne implique une ascension de 1 500 à 1 600 mètres de dénivelé, selon le côté emprunté.
Côté vallée de la Romanche, l'ascension débute au village d'Allemond. De ce côté, le col s'étend sur 28.8 km avec une pente moyenne de 6.5 %. Cette pente relativement faible s'explique par quelques courtes descentes, mais on note un passage d'une centaine de mètres avec une pente à 12 %. Du premier au dixième kilomètre, la pente augmente progressivement de 0.5 % à 9.5 %. On atteint ensuite un léger plat de deux kilomètres avant d'entamer une descente très raide d'un kilomètre. C'est là que commence la montée la plus abrupte du col. On grimpe ensuite jusqu'au barrage de Grand-Maison avant de redescendre légèrement pour reprendre de l'énergie sur les quatre derniers kilomètres, un peu plus faciles et offrant des vues imprenables sur le lac de Grand-Maison.
De l'autre côté de la vallée de la Maurienne, l'ascension débute à Saint-Jean-de-Maurienne. De ce côté, vous affronterez une montée de 29 kilomètres avec une pente moyenne de 6.5 %. Après les 4 premiers kilomètres, une descente douce de 2.4 kilomètres vous offrira un court répit. Profitez-en bien, car les 5 kilomètres suivants présentent une pente moyenne de 9 % ! Vous rencontrerez ensuite une autre courte descente d'un peu plus d'un kilomètre avant de reprendre l'ascension vers le village de Saint-Sorlin-d'Arves. En quittant le village, vous affronterez une série de lacets sur les 7 derniers kilomètres – une montée régulière et exigeante, mais offrant des panoramas magnifiques.
Lire la suite: Les cols de montagne incontournables de France – partie 2
Cime de la Bonnette (2802 m) : le plus haut col de France
Ce n'est pas le col le plus difficile que nous ayons présenté jusqu'à présent, mais il est légendaire car il s'agit de la route goudronnée la plus haute d'Europe. Située dans le massif du Mercantour, cette ascension n'est en réalité pas un véritable col : la route contourne la Cime de la Bonnette par rapport au véritable col, situé 1 km plus bas.
La face nord est la plus exigeante : au départ du village de Jausiers, dans la vallée de l’Ubaye, cette ascension s’étend sur 23 km, avec une pente moyenne de 6.8 %. Les deux premiers kilomètres présentent une pente inférieure à 6 %, mais entre le 3e et le 14e kilomètre, la pente se maintient entre 7 % et 8 %. Une fois les 2,000 1 mètres d’altitude franchis, un tronçon d’un kilomètre avec une pente moyenne supérieure à 9 % vous mènera au col de la Bonnette. À partir de là, ouvrez grand les yeux : le paysage est à couper le souffle. Mais attention, le dernier kilomètre jusqu’au sommet de la Cime de la Bonnette est particulièrement raide.
Le versant sud est légèrement plus long que l'itinéraire venant de l'autre côté. L'ascension débute à Saint-Étienne-de-Tinée et s'étend sur 24.5 km avec une pente moyenne de 6.3 %. Les quatre premiers kilomètres sont relativement faciles, mais la difficulté augmente ensuite. Le dénivelé important oblige à varier fréquemment son allure, que l'on soit à vélo ou en skis à roulettes. Cependant, la beauté du paysage permet parfois d'oublier la difficulté de l'ascension. De l'autre côté, les derniers kilomètres sont les plus difficiles : la route menant au sommet comprend un passage avec une pente de plus de 19 % !
Maintenant que nous vous avons présenté tous ces cols de montagne, vous n'aurez que l'embarras du choix pour votre prochaine destination !
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